Ils appellent à un grand meeting populaire
Les contestataires du FFS veulent une rupture radicale avec le système
Les contestataires du FFS, réunis hier jeudi à Tizi Ouzou, ont exprimé « leur détermination à poursuivre la mobilisation pour la sauvegarde du FFS, son unité et sa cohésion, et la réaffirmation claire de sa ligne politique originelle », indique un communiqué rendu public ce vendredi 29 juin. Ces cadres et militants, qui ont appelé à un grand meeting populaire le 12 juillet prochain à Tizi Ouzou, dénoncent « l’arrogance et le sectarisme d’une direction, instrumentalisée par certains cercles du pouvoir, plus prompts à prononcer des "fetwas staliniennes" et à établir des listes noires de triste mémoire qu’à répondre aux appels au rassemblement et à l’ouverture d’un vrai débat démocratique ».
Mais malgré cette violente charge, ces cadres et militants, dans « un souci de rassemblement », selon Samir Bouakouir, ont convié la direction actuelle à s’exprimer au cours du meeting. « Conscients des enjeux politiques majeurs auxquels est confrontée notre jeune Nation, les cadres et militants du FFS appellent les Algériennes et les Algériens à venir assister massivement au meeting populaire national le 12 juillet 2012 à Tizi Ouzou. Les représentants de la direction actuelle du FFS sont cordialement invités à venir s’exprimer librement ! » note le communiqué.
Selon les contestataires, « l’impasse politique, consécutive au coup de force du 10 mai, est totale ». « Aucun signe, aucun acte, ne laisse supposer une volonté d’engager le pays dans une transition démocratique. Notre pays demeure l’otage d’une mafia politico?financière qui a fait main?basse sur les richesses du pays, les dilapidant dans une impunité totale, hypothéquant ainsi l’avenir de générations entières », écrivent?ils. C’est pourquoi, dans « ce contexte délétère, porteur de graves périls pour la cohésion nationale », ils s’interrogent sur le « mutisme politique de la direction du FFS et les réelles motivations d’un retournement stratégique à travers une intégration dans des enjeux claniques en contradiction totale avec la mission historique du parti, celle de la construction d’une alternative démocratique ».
À l’occasion du cinquantenaire de l’indépendance, ils réaffirment « l’exigence d’une rupture radicale et pacifique avec un système historiquement condamné, politiquement inefficient et négateur du droit imprescriptible du peuple Algérien à l’autodétermination, individuel et collectif ».
Après avoir assisté à la réunion, l’ex?Premier secrétaire du FFS, Karim Tabbou, s’est retiré pour protester contre la présence des « frondeurs de 2006 » qui ont mené, selon lui, un travail de sape au sein du parti. « Nous avons convenu de travailler sur la base de la lettre adressés par les cadres et les militants à Hocine Aït Ahmed […] Je ne veux pas que l’action soit une bataille organique pour le contrôle de l’Appareil. Je ne suis pas dans une logique de règlements de compte, mais je reste engagé pour rendre au FFS sa ligne politique originelle », a?t?il déclaré ce vendredi à TSA.
29/06/2012 à 18:14 |
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