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Le RCD dénonce une pitoyable manipulation de marketing
Le Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD) a estimé ce mercredi 4 juillet que « la pitoyable manipulation de marketing menée auprès d’un grand quotidien français pour farder, devant l’opinion internationale, le bilan de quinze ans de prédation souligne le degré de putréfaction des mœurs et des procédés du régime ». « Dans tout pays qui se respecte, une telle manigance aurait soulevé un tollé dans le Parlement », écrit le RCD dans un communiqué publié sur son site internet à l’occasion du cinquantième anniversaire de l’indépendance dont il dresse un bilan sans complaisance.
« Nous devons la vérité à notre peuple. Le bilan est lourd. L’avenir est sombre. Cinquante ans après l’indépendance, l’Algérie est au bord de l’implosion sociale. Son unité nationale est mise à mal par le tribalisme qui gangrène toutes les instances nationales, gouvernement en tête », estime le RCD. Le Rassemblement pour la culture et la démocratie, qui a boycotté les législatives du 10 mai dernier, ajoute que le pouvoir, « guidé par la prédation et l’appât du partage de la rente pétrolière […] mène une politique de confiscation de l’État où les compétences non inféodées sont réduites à la marginalité, l’humiliation et l’exil ».
Dans son communiqué, le RCD estime que « la régression nationale a fait le bonheur de l’internationale terroriste qui a fait de l’un des pays les plus réfractaires au fondamentalisme, la matrice du développement et de la dissémination de tous les extrémismes ». « Faute d’avoir en face d’eux des vis?à?vis légitimes, les principaux partenaires de l’Algérie exploitent l’illégitimité du pouvoir pour imposer un marché régi par des règles élaborées selon leur convenance. En 2012, l’Algérie, sans politique de formation, s’enfonce encore plus dans l’instabilité, la dépendance, l’isolement et discrédit. En affectant l’essentiel de ses ressources à l’entretien de clientèles cupides et voraces et au développement pléthorique de forces de répression, le pouvoir a, une fois de plus, manqué l’occasion de s’amender et d’ouvrir la perspective démocratique et sociale annoncée par novembre et traduite en projet institutionnel par la Soummam », ajoute?t?il.
Relevant que les médias publics sont toujours dans « l’ère du noir et blanc politico?idéologique », le RCD dénonce la « politique du provisoire qui dure » dans la gestion des affaires du pays. « Le simulacre législatif du 10 mai dernier illustre, on ne peut mieux, la faillite du système et donne une image affligeante d’un État installé durablement dans le provisoire, la prébende et le mépris », déplore?t?il. Pour le RCD, le mutisme aussi « incompréhensible qu’humiliant » d’un chef d’État « en convalescence perpétuelle » et le maintien d’un "gouvernement intérimaire" témoignent de l’incapacité à appréhender les enjeux nationaux et planétaires ».
Face aux « reniements », à « l’arbitraire » et aux « falsifications historiques », le RCD rappelle « l’urgence de la rupture » et de la « la mobilisation des patriotes pour accompagner et structurer la société afin de peser dans la perspective d’un changement inéluctable ». « Ce changement passe par une phase de transition pour lancer un débat qui n’a jamais eu lieu dans notre pays. Tout doit être repensé », écrit le RCD. « Depuis juillet 1962, les Algériens voient leur patrimoine symbolique, leur potentiel économique, leurs sacrifices et leurs légitimes ambitions méthodiquement contrariés par le clan qui a dérouté l’épopée algérienne au premier jour de l’indépendance », conclut?il.
04/07/2012 à 16:56 |
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