Elle voulait organiser une rencontre sur la corruption
La wilaya d'Alger refuse d'accorder l'autorisation à la Laddh
La wilaya d'Alger a refusé, ce jeudi 9 juin, d'accorder une autorisation à la Ligue algérienne de défense des droits de l'homme (Laddh) pour l'organisation d'une rencontre autour de la corruption et de la dynamique du changement dans le monde arabe. « La rencontre qui devait se tenir à l'hôtel Safir (ex?Aletti) n'aura finalement pas lieu. La wilaya vient d’émettre son refus », indique Khelil Moumène, secrétaire général de la Laddh.
Envisagée par la cellule de la Laddh chargée de la lutte contre la corruption et pour la protection de l'argent public, cette rencontre devait voir la participation de plusieurs personnalités qui ont émergé dans le sillage des soulèvements populaires dans la région.
Outre l'Algérien Ammar Belhimmer, « il y avait un membre de Transparency Maroc, une militante du centre arabe pour la liberté de la presse en Égypte et un avocat qui fait partie des vingt?cinq avocats chargés de suivre le dossier de corruption de la famille Ben Ali, qui devaient assister » à la rencontre, précise M. Moumène. Ces personnes devraient participer au cours de cet après?midi à un meeting organisé par la Coordination nationale pour le changement et la démocratie à Oran. Pour Khelil Moumène ce énième « refus est indiscutablement l'expression de l'absence totale d'une volonté de changement politique ».
09/06/2011 à 13:10 |
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