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Un président absent depuis quelques semaines, un État de plus en plus inexistant sur le terrain, un gouvernement amputé de six ministres – dont certains dirigeaient des secteurs clés – et qui ne se réunit que très rarement sans réellement avancer sur les dossiers importants, des problèmes de toute sorte qui s’accumulent et empoisonnent la vie de la population, l’anarchie et l’insécurité qui s’installent  aux quatre coins du pays… L’Algérie est?elle vraiment gouvernée ?

Depuis quelques mois, le gouvernement n’arrive plus à faire face aux problèmes, y compris les plus faciles à gérer. Quelques incendies ont par exemple suffi à ravager des milliers d’hectares de forêts à travers le pays. Depuis plusieurs années, on parle de moderniser la Protection civile et de doter nos pompiers de plus de moyens. Finalement, les images qu’on voit à proximité des foyers d’incendies demeurent les mêmes qu’il y a quinze ou vingt ans à l’époque où l’Algérie était pauvre : des pompiers impuissants avec leurs petits tuyaux et des pelles tentant d’empêcher le feu de se propager aux habitations.
 
Le Ramadhan, qui s’achève dans dix jours, aura aussi été cauchemardesque pour de nombreux Algériens. Entre hausse des prix, délestages électriques en période de fortes chaleurs et augmentation de la criminalité, la population a vécu un véritable calvaire. Comme tous les ans, le gouvernement avait promis avant le Ramadhan des conditions meilleures pour le mois sacré. Mais comme tous les ans, les mêmes problèmes ont ressurgi.
 
Les exemples sont nombreux. Ils touchent tous les domaines, y compris le sport comme le montrent les résultats algériens aux JO de Londres. Mais ils ont tous un point commun : personne n’est responsable de la situation. Du président de la République au plus simple fonctionnaire de l’État, personne ne fournit d’explication aux Algériens. Une impunité qui ne dit pas son nom.
 
Malgré leur impopularité et leurs échecs répétés, les décideurs ne veulent rien céder en matière de gouvernement. Ils refusent le changement. Mais se maintenir au pouvoir ne leur donne pas le droit de laisser le pays glisser vers le chaos.  

 

 
08/08/2012 à 18:28 | 13 commentairesRéagir

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Vos réactions


A mon avis, et dans presque tous les cas de figure, il serait plus approprié de parler carrément de non gouvernance, plutot que de mauvaise gouvernance. Et cette non gouvernance s'est propagée, telle une métastase, au niveau de toutes les structures -horizontales et verticales- de l'Etat. De ce fait, la mafiocratie a vraiment réussi à mettre le pays en danger. Oui, l'Algérie est en danger; car, à s'y méprendre, elle présente, avec près de deux siècles de distance et toutes proportions gardées, y compris du point de vue contextuel, les mèmes conditions de colonisabilité qu'en 1830.

milissafazli bonsoir, la présidence de la république algérienne est vacante depuis le 05 juillet 1962. Des "officiers" auto-proclamés, gouvernants illégitimes, nous imposent depuis 50 ans une subordination sans réserve. Le "parrainage" militaro-mafieux érigé en dynastie est de rigueur dans nos contrées. La Constitution leur sert de tapette (chasse mouches) : "faites ce que je vous dit de faire, mais ne faites pas ce que je fais." Bonne soirée.

Qu'en est-il advenu du président algérien?.rien de fâcheux j'espère.et si une vacance brusque du pouvoir survenait que prévoit dans ce cas la constitution algérienne ?

Bravo! @Senatus Consult. t'a vraiment trouvé les formules adéquates, pour la félicité dans laquelle nous baignons. C'est terriblement vrai ce que tu dis. A te lire je me suis dis, mon Dieu, il a lu dans mes pensées, combien même, je n'arrivais pas à les coucher sur papier.

Quand tout devient clair, c'est-à-dire quand ’il n’ya plus de possibilités de maintenir le pays dans une gouvernance de bricoleurs, c'est-à-dire quand les contradictions et les difficultés sont devenues insurmontables et quand les responsables de ce fatras général se voient risquer une sortie de piste à la kedafi, reste l’ultime planche de salut, le chaos.

@Idris69, éffacer des dettes avec des contres parties, C’est le cas d’une forêt héritée par l’Algérie au Mozambique suite à une action d’effacement d’une dette détenue sur ce pays. L’Algérie, qui devait exploiter cette forêt en échange de l’abandon des créances, n’a pas estimé la mesure opportune et le mystère demeure entier sur cette forêt mozambicaine. Quelquefois, des décisions d’effacement de dettes s’accompagnent de concessions faites de bon gré au pays créanciers.
L’Algérie a bénéficié également par le passé, à titre d’exemple, d’un permis d’exploitation dans le domaine de la pêche sur les côtes mauritaniennes en échange de l’abandon d’une créance, mais n’a jamais officiellement mis à exécution ce permis d’exploitation, du moins dans ses rapports d’Etat à Etat. Mais il est tout de même difficile de vérifier, auprès des diplomates auxquels nous nous sommes adressés, si les concessions en question ont été exploitées par des privés au nom de l’Etat algérien car il existe, par moment, dans ce genre de pratiques, ce qu’on appelle dans le jargon diplomatique «les opérations triangulaires» qui consistent à faire bénéficier plusieurs parties de cet acte d’effacement de dette d’un pays par un autre Etat. C’est comme lorsqu’on rembourse une dette par le moyen d’une marchandise compensatoire. Les diplomates que nous avons interrogés se sont contentés de nous révéler ces quelques ficelles. Il y en a certainement d’autres*.
* : journal elwatan du 31 07 2012, a voir ici

Quel gâchis, je n'en peux plus de voir ce massacre programmé se confirmer jour après jour. un peuple persoidé qu'il n'a le choix qu'entre une mafia crapuleuse incompétante dans la gestion d'un pays, mais expérimentée dans le détournement des biens de ce chr et unique pays qui est le notre et des barbus issue de la même forge et arborant juste une autre couleur. Que faire, ou est la solution pour que ce pays puisse retrouver sa fietrté et fonctionner en tant que tel. Un gouvernement qui efface 10 milliards de $ de dettes sans justifier son action sans consulter le peuple alors que ce peuple a besoin de cet argent! M e r d e !!!! il n y a plus aucun doute, ce pays leur appartient. Que dieu nous garde, nous allons vers l'implosion.

Si,si,je trouve que l'Algérie est mérveilleusement bien gouvérné par un pilotage automatique dont la recette se trouve adhesive sur le tableau de bord en écritures saintes.Au décollage, les vertus se trouvent dans le bism illah,la marche arriére dans a3ouddou billah et le point mort hamdou lillah et la voie de garage sadaqa allah oul3Adhim.

Cela rappelle étrangement l'état de gestion de la Somalie durant l'ère Siad Barré. Nous y sommes et allons tout droit vers un somaliland. Et personne ne réagit!

My self I see no difference with or without government it is the same business dab taken moulah 'the donkey riding his tenant '

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