Plusieurs dizaines de membres de familles de disparus ont manifesté, mercredi 24 mars, devant la Maison de la presse Tahar Djaout à Alger. Les manifestants ont une nouvelle fois demandé aux autorités algériennes de faire la lumière sur les disparitions de leurs proches. Le rassemblement de ce mercredi fait partie d’une série de manifestations organisées par les familles de disparus de la décennie noire pour exiger la vérité sur leurs proches.
Les manifestants, notamment des personnes âgées, ont scandé des slogans comme « rendez nous nos enfants », « rendez-les à leurs enfants et à leurs époux». Un dispositif des forces de sécurité a été déployé sur le lieu de la manifestation.
Les familles accusent clairement les autorités d’être directement responsables de la disparition de leurs proches entre 1992 et 1999. Leila Ighil, présidente de l'Association de disparus, a affirmé détenir des preuves sur l’implication de membres des forces de sécurité dans 80% des disparitions en Algérie. Une affirmation contestée par Farouk Ksentini, le président de la Commission consultative de promotion et de protection des droits de l'homme. Ce dernier a affirmé, le 18 mars, que « la demande de vérité des familles des disparus est irréalisable en pratique », faute d'archives et de témoignages.









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