À l’occasion de la célébration du cinquantenaire de l’indépendance, Abdelaziz Bouteflika a accordé, ce mardi 3 juillet, un entretien au quotidien français Le Monde (publié dans un supplément vendu avec le numéro de mercredi du journal Le Monde). Le chef de l’État dresse un tableau positif de son action à la tête de l’Algérie durant les douze dernières années. « Aujourd’hui, non seulement nous avons réussi à rétablir la paix et la concorde civiles, mais nous avons aussi renforcé nos capacités financières internes et externes », explique?t?il. Mais pour lui, le retour à la paix civile est l’œuvre la plus importante de son mandat. « Je considère que parmi les nombreuses réformes initiées durant ces douze dernières années, le retour à la paix civile, préalable à la stabilité économique et sociale, peut être considéré comme l’œuvre pour laquelle chaque Algérien devrait se sentir fier ».
Selon le président Bouteflika, le retour à la paix civile a permis d’introduire « des réformes politiques majeures pour l’approfondissement du processus démocratique dans le pays ». Après le retour de la stabilité, l’Algérie a massivement investi dans les infrastructures et les ressources humaines, selon le président de la République. Le pays « dispose maintenant de solides potentialités et d’une économie qui affiche une croissance soutenue », a?t?il ajouté. Le chef de l’État rappelle que depuis l’an 2000, le pays affiche une croissance moyenne hors hydrocarbures de 5 % que « et le taux de chômage a été ramené à partir de 2010 sous le seuil des 10 % ». Des résultats obtenus grâce aux programmes d’investissement massif lancés par l’État, rappelle M. Bouteflika. « Aujourd’hui, l’Algérie œuvre à conforter dans la durée cette croissance par la diversification de son économie », a?t?il ajouté. La dynamique économique « laisse une bonne place au partenariat pour les opérateurs étrangers intéressés », a?t?il ajouté, en référence aux investisseurs internationaux.
Dans ce contexte, le président Bouteflika se montre confiant pour l’avenir de l’Algérie. « […] nous avons des raisons d’affirmer que l’Algérie est bien partie pour relever les défis à venir, nous permettant d’aborder l’ère de l’après?pétrole avec des alternatives viables à même de garantir la poursuite d’un développement global et durable », a?t?il expliqué.
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