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Un président effacé de la  scène politique, un gouvernement quasi paralysé, six ministères clés gérés par intérim… depuis plusieurs semaines : l’Algérie  renvoie l‘image d’un pays qui n’est plus géré. Rien ni personne n’a réussi à rompre ce silence officiel qui commence à peser lourdement, ouvrant les portes à toutes les spéculations. Même pas une victoire olympique  des plus  belles, obtenue mardi soir à Londres par Taoufik Makhloufi sur 1 500 m (Bouteflika a félicité l'athlète dans un message écrit diffusé ce mecredi par l'APS).

L’athlète algérien n’a toujours pas eu droit à un message de félicitations du président de la République. Indifférence ou omission ?  Difficile de répondre quand la réponse échappe même à des ministres du gouvernement. « Cela peut paraître irréaliste mais comme vous, on ignore ce qui se passe », confie un  membre de l‘exécutif à TSA. Il avoue n’avoir jamais vécu une situation pareille depuis sa désignation au gouvernement, il y a plusieurs années. Avant de lâcher : « ce que nous vivons en ce moment est exceptionnel. Nous avons perdu toute trace du président depuis le début du mois de Ramadhan ».
 
 
Où est passé le président ?
 
Le président est-il en Algérie ou à l’étranger ? Une question à laquelle notre interlocuteur est incapable de répondre. « Quand le président quitte le pays, seul son pilote et sa gade rapprochée en sont informés », explique?t?il.
 
Première énigme de ce mois de Ramadhan, la programmation puis la déprogrammation des audiences des ministres. Comme tous les ans, cette année, la Présidence, confirme notre source, les a bel et  bien saisis  par écrit pour qu’ils préparent leurs bilans. « Cela a été fait  et transmis à la Présidence. Mais sans aucun préavis ni avertissement, ces audiences ont visiblement été annulées ».  Interrogé sur la raison de cette annulation, le membre de l’exécutif  estime que seul le président de  République détient la réponse.
 
Abdelaziz Bouteflika est aussi  le seul à pouvoir expliquer les raisons du retard dans la formation d’un nouveau gouvernement, trois mois après les législatives. « Aucun ministre, quels que soient son poids et sa relation avec le cercle le plus proche du président,  ne sera en mesure d’avancer une date pour le changement de l‘exécutif ».  Personne ne connaît les projets du président. «  Il est difficile,  pour ne pas dire impossible, de deviner  ce qui se passe dans sa tête ou anticiper sur les actions qu’il compte entreprendre », ajoute notre source.  
 
 
Une seule réunion du gouvernement depuis le début du Ramadhan
 
Aussi  paradoxal que cela puisse paraître, comme les citoyens, les ministres se tournent souvent vers la presse pour tenter de comprendre ce qui se passe autour d’eux. «  J’ai lu dans un quotidien arabophone que le changement ne se fera pas avant  janvier 2013 pour permettre au  Premier ministre d’organiser les élections locales et à l’actuel exécutif de préparer le projet de budget pour 2013 », souligne le ministre. Mais il conteste  les deux arguments avancés. « Les élections ne dépendent  pas d’un homme. Le départ d’Ouyahia ne va pas gêner l‘organisation du scrutin. Quant  à la loi de finances, je pense au contraire qu’il n’est  pas logique qu’elle soit  élaborée par un gouvernement sortant ».
 
Depuis le début du Ramadhan, le gouvernement  n’a tenu  qu’un seul conseil. C’était  mercredi 1er août. La rencontre a été consacrée à deux projets phares : la  nouvelle loi sur les  hydrocarbures et le projet de loi de finances pour 2013. Youcef Yousfi a présenté un long exposé  de son projet, mais aucune information  ne sera divulguée. « C’est une loi stratégique et sensible qui fera l’objet de plusieurs réunion  au niveau du  gouvernement avant d’être soumise au Conseil des ministres. Des changements  pourraient y être apportés au cours des débats. Pour cette raison, une grande discrétion est exigée des ministres », explique le même ministre. « Nos partenaires attendent  de pied ferme cette loi. D’importants changements dans la première mouture pourraient être interprétés comme un désaccord au sein du pouvoir et envoyer un signal négatif aux investisseurs étrangers ».
 
 
Les démunis oubliés pendant le Ramadhan
 
Autre illustration de la situation de non?gouvernement : pour la première fois depuis plusieurs années, le gouvernement n’a organisé aucune réunion  pour examiner les mesures de solidarités au profit des plus démunis  au courant du mois sacré. « Le pouvoir d’achat des familles a été tout simplement occulté », souligne un autre membre de l‘exécutif  qui reconnaît que les choses avancent au ralenti. « Tout le monde attend un signal du  président, mais ce signal tarde à venir ».
 
À défaut de se rencontrer dans des réunions officielles qui se font de plus en  plus rares, les ministres qui prient se rencontrent  le soir à l'occasion de la prière surérogatoire (tarawih) pour discuter de la situation dans le pays. D’autres se rencontrent après l’Iftar autour d’un thé et de gâteaux. Un constat est partagé par nombre d’entre eux : « le flou n’a que trop duré ».  
 
Un ministre que nous avons interrogé s’avance : le président pourrait  faire  une première apparition  à l’occasion de  la veillée du 27e jour.  Certaines indiscrétions évoquent  la possibilité pour le président de tenir un Conseil des ministres avant la rentrée sociale. Mais rien  n’est  confirmé.  « Le président avait  pris l‘habitude de tenir un Conseil des ministres  avant l’ouverture de la session  d’automne de l’APN début septembre pour  pouvoir passer des textes de loi par ordonnance. Ce qui change cette année, c’est que le président a décidé de ne plus recourir à ce mode de légalisation ».  

 

 
08/08/2012 à 17:41 | 172 commentairesRéagir

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Vos réactions


...Personnellement, je trouve que l'article en quéstion est pondu démesurement a bloc.Il y a un certain subectivisme a présenter les choses en se fiant aux voix "occultes".Tout se juge sur la rentrée soçial car pour le moment,éssayons de supposer que tout le monde a droit a ses vacances.Comme il est facile de tirer a boulets rouges sur les absents.Qui sait, peut être que notre Roméo de président a décidé de rejoindre en catimini sa belle Juliette pour finir ses vieux jours en duo.

Il n’y a pas d’Excellence (FAKHAMA) sans Souveraineté (SIYADA). Dans un état où tout est centralisé et où les institutions sont rendues exécutantes et servantes, on ne peut jamais parler de souveraineté réelle. C’est la somme des hommes et des femmes mûrs et responsables qui font un état souverain pouvant réellement élire un représentant qui mériterait d’être appelé Son Excellence (FAKHAMA). Un vrai responsable ne cherche pas à prouver ses capacités où à avoir une plaque commémorative, ni à se venger sur son passé mais il cherche à déléguer des hommes et des femmes capables de construire à partir de l’intelligence et des actes collectifs pour le bien de la nation, du monde et de l’univers.

Tant que la matière grise d’un Etat n’est pas mise en valeur, la société et le gouvernement s’égareront. Tant qu’on favorise des murs bleu (police) et vert (gendarmerie) entre le gouvernement et la société au lieu d’une administration de cadres compétents et ouverts, la société et le gouvernement s’égareront quoiqu’ils fassent. Le jour où l’enseignant, le médecin et le juge seront mis en valeur, toutes les classes de la société seront satisfaites car il n’ya pas que l’argent qui compte dans une société. L’éducation, la santé et la justice sont les piliers fondamentaux de la construction d’un vrai Etat et d'une vraie citoyenneté. A quoi ça sert de construire de grandes universités et de grands hôpitaux si on fait fuir en même temps nos professeurs.

Le statu quo et le lâcher prise ne peuvent pas cohabiter ensembles. Les textes législatifs et réglementaires de notre pays, dépourvus d’horizons et de clarté,  sont beaucoup plus des outils de contrôle et de domination que des outils de progrès et de développement. C’est l’ouverture des esprits qui permet l’ouverture des lois. Et c'est l'ouverture des lois qui permet aux citoyens d’exister, d’innover et de créer.

Un vrai président est celui qui cherche à construire un peuple et graver ainsi sincèrement son nom dans son cœur (comme se fut notre cher Mohamed Boudiaf) au lieu de chercher à inaugurer des constructions et collectionner ainsi des plaques commémoratives. Car un peuple construit construira qualitativement et veillera certainement sur tout ce qui est construit.

Enfin, ce silence ne peut être que le résultat :
- d’une constitution taillée sur mesure.
- d’un pouvoir centré et concentré sur un seul homme.
- d’un paternalisme sans confiance et d’un populisme de spectacles.
- de bains de foules dopants.
- du fait de croire que le pouvoir peut rendre l’homme eternel.
- d'un futur pensé au passé.


 


Excusez-moi, mais personne ne m'a rien appris de tous les commentaires que j'ai pu lire. Personne n'apporte une idée nouvelle, une information pertinente, aucune analyse politique ou sociologique. J'ai remarqué que quelques un sont ici pour cracher ce qu'ils, ont pu apprendre par coeur, des phrase, toute-faites, prête-à-être-crachés, pourtant il y a des sites littéraires, ou ces picaros peuvent se mesurer mais aucune chance d'y survivre car leur, tourner au tour d'une idée qu'ils n'arrivent pas à terminer, ils citent de temps à autres des personnes qui n'ont rien avoir avec le sujet, des citations aucunement à l'ordre du débat,mais ils sont libre de parler. Enfin, moi je ne lis plus leurs commentaires, ils ne m'apprennent rien.

@mo_2006 : il est nécessaire de faire attention aux extrémités opposées. Comme Uniformité et laxisme et Dictature et anarchie. Un prisonnier libéré de prison ne ressentira pas qu’il est libre s’il n’arrive pas à s’adapter à l’ordre social. La vie est semblable à une route avec des virages, des montées er des descentes qu’il faut franchir. Ce qui est dangereux, ce n’est pas de suivre le chemin mais c’est de dévier sur l’une des rives située de chaque côté du chemin. L’ordre n’est pas un rang mais il s’agit du respect des règles dans le jeu. Comme notre culture artisanale nous a appris à faire tout seul, travailler en équipe demande une autre façon de voir les choses. Jouer une symphonie sans partition et sans chef d’orchestre peut se faire facilement en groupe restreint (limité à un drabkiste, un mondoliste et à un tariste) mais avec une centaines d’instrumentalistes. L’esprit d’équipe par rapport à un contexte n’est pas une uniformisation mais une entente projeté sur un résultat commun.

@Citoyen du monde, l'uniformisation des esprits n'est pas une valeur sûre d'un résultat, Einstein disait : «Ceux qui aiment marcher en rangs sur une musique : ce ne peut être que par erreur qu’ils ont reçu un cerveau, une moelle épinière leur suffirait amplement. », la théorie du chaos vous devriez connaître, de l'ordre nait le chaos et du chaos nait l'ordre, tant que nous ne sommes pas libéré, l'anarchie va régner, je suis content de pouvoir dire ce que je pense, par le passé, nous avaons le droit juste au silence, à travers mes erreurs j'apprends de moi et des autres.

Re/Citoyen du monde. Un petit mot avant de m’éclipser, un proverbe bien de chez qui dit: Faites ce que je dis mais pas ce que je fais. en faite le jugement ne signifie pas toujours bien ou mal, il est souvent le reflet de son auteur "sauf erreur de ma part". Tout point considéré, optons modérément pour ce dernier et sans réserve pour la compréhension. Excellente journée

@aqil2 : Bonjour Aqil2, pour être en harmonie avec soi et avec les autres , l’esprit doit d’abord s’accorder avec l’ego, l’âme et le cœur. Si on essaye de relire à nouveau votre premier et votre récent commentaires postés, il y a lieu de constater que le jugement subjectif domine la compréhension intellectuel, alors que le jugement arrose la haine et la compréhension fortifie l’union. Il est plus constructif de comprendre que de juger.

Citoyen du monde bonjour, mon ami, ton avis est fort respectable, comme l'est celle de Mourad, ou de n’importe quel autre sur ce site, qui est à son origine et en principe fait pour échanger, trouver ce qui nous est commun, nous relie les uns des autres, nous rapprocher et ne pas nous haïr. Nul ne détient la vérité absolue et même s'il en était, qui le croirait...il n'y a aucune raison qui justifie les attaques des uns envers les autres. On aime ou on n'aime pas, on doit rester correct. Je ne suis pas intello moi mais je constate, notre comportement agressif, c'est mal et honteux. Bien amicalement et que Allah yahdina

@mo_2006 : Oui tout est relatif dans la vie. Mais la société humaine évolue dans l’ordre. On ne peut pas jouer du handball si on est invité à faire une partie de foot. Le monde n’est plus pyramidal maintenant , il est devenu sphérique avec la révolution électronique du Web. Tout le monde est mis au même niveau virtuel. Internet offre à l’humanité tout un choix d’outils de communication (blogs, wikis, T’Chats, Forums de discussion, Visioconférences, sites perso, messagerie, etc..). C’est exactement comme dans un supermarché où tout est rangé intelligemment par rayons, sauf si nous voulons transformer nos supermarchés en populaires où tout est mélangé dans un désordre parfait. Sauf si nos mauvaises habitudes nous sécurisent , car faisant partie de nos croyances sociales, elles nous permettent de pouvoir dire et faire ce qu’on veut et c’est ça notre façon de sauver notre liberté. Liberté sans règles n’est qu’anarchie et règles sans libertés n’est que dictature.

Il y a toujours cette demande qui revient comme leitmotiv, celle d'avoir des ornières et de se tenir au sujet de départ, l'Algérie est dans un piteux état, dans de salles draps, tout est liés, son histoire, les mensonges et les trahissions explique en partie, ce qui est arrivé, on ne peux pas toujours se tenir au thème de départ, ce n'est pas une assemblée autour d'un cherman, c'est un lieu de débat et d'échanges, ça permets à tout le monde de donner son avis selon un angle de son choix, que ce soit historique, politique, économique, sociétale, industriel, ..., tout est lié, c'est comme système autonome, il fonctionne si tout les composants fonctionnent.

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