«Il n'y a pas de prisons secrètes» en Algérie et les prisons algériennes sont «parmi les plus ouvertes» aux ONG et aux organisations internationales des droits de l'Homme, a affirmé le ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement, Abderrachid Boukerzaza.
Le Comité des droits de l'Homme de l'ONU s'était déclaré «préoccupé par les nombreuses informations non gouvernementales faisant état de l'existence de centres secrets de détention, qui se trouveraient à Houch Chnou, Oued Namous, Reggane, El Harrach et Ouargla», dans ses observations finales publiées vendredi à l'issue de l'examen périodique de la situation en Algérie.
Le président de la Commission nationale consultative de promotion et de protection des droits de l'Homme (CNCPPDH), Farouk Ksentini, avait auparavant affirmé samedi qu'«il n'y a pas en Algérie de centres de détention secrets et de pratique de la torture ni pour les citoyens ordinaires, ni pour les terroristes». Il avait accusé le Comité de l'ONU de «porter atteinte à la réputation de l'Algérie», soulignant que cette organisation avait dans le passé
«pris fait et cause pour le terrorisme contre l'Algérie».
Les experts des droits de l'homme de l'ONU demandaient au gouvernement algérien de «s'assurer que tous les établissements de détention, y compris les établissements du Département du renseignement et de la sécurité, soient régulièrement visités» par le Comité international de la Croix Rouge (CICR) et par un organisme indépendant national. Le Comité avait également fait état «avec inquiétude» d'informations sur «des cas de torture et de traitements cruels, inhumains et dégradants (...) qui relèveraient notamment de la
responsabilité du Département du renseignement et de la sécurité», chargé de la lutte anti-terroriste.
06/11/2007 à 18:27 |
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