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On savait que les Algériens s’inspiraient beaucoup – même discrètement – de ce qui se fait ailleurs, notamment en France. Mais le professeur Hafid Aourag, directeur général de la Recherche scientifique et du Développement technologique au ministère de l’Enseignement supérieur, ne s’est pas contenté d’emprunter quelques idées au ministère français de l’Enseignement supérieur et de la Recherche. Le 22 septembre dernier, pour rédiger un texte pompeusement intitulé La Programmation de la recherche : concilier stratégie nationale et ambition des chercheurs (lire), le professeur Aourag ne perd pas son temps : il copie, à la virgule près, un document du ministère français, en l’occurrence Stratégie nationale de recherche et d’innovation 2009 (lire). Il copie même la préface du document rédigée par l’ancienne ministre française Valérie Pecresse.

 
Extraits du document du professeur algérien 
 
« Ma conviction, est simple : la recherche et l’innovation ne constituent pas des solutions d’avenir parmi d’autres. Ce sont les principaux, je dirais même, les seuls outils dont nos sociétés disposent pour construire le monde de demain : c’est donc sur la recherche et l’innovation que nous concentrerons nos efforts, c’est autour d’elles que la nation doit se rassembler et s’investir. Pour que le progrès scientifique ne soit pas séparé du progrès social, il faut que les découvertes fondamentales soient transformées en innovations technologiques ou appliquées. Mais cela ne suffit pas, il faut également que la société soit prête à accueillir le progrès scientifique et technique et qu’un dialogue permanent s’instaure dans la société, entre les citoyens et les scientifiques. La société doit aussi contribuer aux innovations, dont beaucoup, et parmi les plus importantes, sont loin de n’être que technologiques. C’est pourquoi j’ai souhaité que notre pays se donne une nouvelle loi sur la recherche scientifique et le développement technologique en termes d’une stratégie nationale de recherche et d’innovation construite autour de quatre piliers fondateurs :
 
- il s’agit d’abord d’une stratégie fondée sur l’analyse des grands défis de demain, qui sont autant de priorités pour la recherche algérienne;
- c’est une stratégie véritablement nationale : ses priorités seront donc définies à partir des besoins cardinaux de la Nation, pour réaffirmer la valeur sociale de la recherche et de l’innovation, et renouer le dialogue entre science et société;
- elle est d’abord tournée vers la recherche: les priorités qu’elle fixe auront donc toute leur place dans la programmation des organismes de recherche, qui feront vivre cette stratégie;
- elle doit permettre de transformer la recherche en innovation, en renforçant le continuum interactif entre recherche et besoins marchands et sociétaux, qui conduit à une dynamique permanente entre les découvertes fondamentales et leurs applications technologiques, ainsi que leur diffusion au sein de nos universités et grandes écoles. »
 
 
Extraits de la préface de la ministre française
 
« Ma conviction, partagée par l’ensemble du Gouvernement, est donc simple : la recherche et l’innovation ne sont pas des solutions d’avenir parmi d’autres. Ce sont les principaux et même parfois les seuls outils dont nos sociétés disposent pour construire le monde de demain : c’est  donc sur la recherche et l’innovation que nous devons compter, c’est autour d’elles que la nation doit se rassembler. 
Pour que le progrès scientifique ne soit pas séparé du progrès social, il faut en effet que les découvertes fondamentales soient transformées en innovations technologiques ou appliquées. Mais cela ne suffit pas : il faut également que la société soit prête à accueillir le progrès scientifique et technique et qu’un dialogue permanent s’instaure entre les citoyens et les scientifiques. La société aussi doit contribuer aux innovations, dont beaucoup, et parmi les plus importantes, sont loin de n’être que technologiques.
C’est pourquoi j’ai souhaité que notre pays se donne  une stratégie nationale de recherche et d’innovation construite autour de quatre piliers fondateurs : 
- il s’agit d’abord d’une  stratégie fondée sur l’analyse des grands défis de demain, qui sont autant de priorités pour la recherche française ;
- c’est une stratégie véritablement nationale : ses priorités seront donc définies à partir des besoins cardinaux de la Nation, pour réaffirmer la valeur sociale de la recherche et de l’innovation, et renouer le dialogue entre science et société ; 
- elle est d’abord tournée vers la recherche : les priorités qu’elle fixe auront donc toute leur place dans la programmation des organismes de recherche, qui feront vivre cette stratégie ;
- elle doit permettre de transformer la recherche en  innovation, en renforçant le continuum interactif entre recherche et besoins marchands et sociétaux, qui conduit à une dynamique permanente entre les découvertes fondamentales et leurs applications technologiques, ainsi que leur diffusion au sein de nos universités et grandes écoles. »
 
 
Paradoxalement, c’est le même professeur qui, le 26 mars 2011, organisait à Alger un séminaire sur le plagiat dans le domaine scientifique (lire). TSA a tenté de le joindre depuis le début de la matinée de dimanche 4 novembre. En vain. « Il est à l’étranger », a expliqué son assistante. 

 

 
04/11/2012 à 17:12 | 41 commentairesRéagir

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Vos réactions


n'accablez pas ce Pr hafid et laissez-lui le bénéfice du doute,même si les faits et la fermeture prématurée de son site ne plaident pas en sa faveur.mais sait-on jamais.et aussi de dire que la quasi-majorité des universitaires algériens doctorants ou non sont honnêtes et intègres intellectuellement.

Il aurait dû copier un rapport tunisien ou marocain.

zaatar, je te salue! en effet tant que les robinets pétroliers et gaziers (et bientôt les robinets "schistiers")coulent à flot, qui se soucie de la recherche? il y a, parait il, plus de 1000 "laboratoires de recherche" au sein des universités algériennes, cependant ses labos ne produisent quasiment rien. d'ailleurs ils ne peuvent rien produire puisque ceux qui seraient intéressés par la recherche (les secteurs productifs en général) ne produisent rien et n'ont pas besoin d'être performants puisqu'il vivent en tétant le biberon de la rente. au fait l'algérie est le seul pays au monde où ce sont les "chercheurs" et non les secteurs utilisateurs qui proposent les thèmes de recherche à chercher. moralité de l'histoire: nous vivons dans l'univers de Kafka et il n'y a aucune raison d'être optimiste. PS: si le sieur aouragh est "directeur général" de la recharge scientifique, c'est certainement parce qu'il a du piston. malgré ce plagiat, il sera certainement repêché et envoyé comme attaché culturel au Iles Fidji.

Élémentaire mon cher Flee Toxx (salutations), mais qui irait jusqu'à rompre cette machiavélique façon de faire?

le pr hafid aourag doit être le tricheur en chef de l'"organisation". il n'est cependant pas le seul. si on épluche les apparences, on découvrira que certains "collaborateurs" du sieur aourag sont des "érudits" dans des disciplines qu'ils n'ont jamais étudiées (comme, par exemple, professeur-docteur en "intelligence artificielle" alors que les diplômes de base sont en gestion). de toute manière chacun sait que le budget consacré à la recherche par le pouvoir en place, sert essentiellement à camoufler un hausse de salaire qui ne dit pas son nom. les soi disant chercheurs algériens profitent d'un pécule supplémentaire et de voyages à l'étranger (pour faire des emplettes) et ne sont comptables devant personne. moralité de l'histoire: les "chercheurs" font semblant de chercher et le pouvoir paye pour une "recherche" qui n'aboutit jamais, l'essentiel étant que la "paix sociale" soit assurée. on retrouve cette politique dans tous les actes de la marabunta qui nous gouverne, n'est ce pas, bienaimé fakhamatouhou national?

@saladin75, tu fais l'apologie du vulgaire. Dans tous les pays, la contrefaçon et le plagiat existe, mais sur des brevets et des concepts. Chez nous, comme tout est spécifique, cet individu (qui est plus proche de la règle que de l'exception) copie-colle un texte destiné au secteur de l'enseignement et de la recherche français, inadaptable. Ce gars, dans sa nullité, n'a pas fait mieux que celui qui copierait le bulletin météo de la France pour l'annoncer en Algérie sans prendre en compte les différences de climat ni même changer les noms des lieux.

ça explique pourquoi des pays comme la Corée du Sud où à la fin des années 70 se trouvait de loins derière notre pays en terme de développement et aujourd'hui elle est ce qu'elle est avec ses mastodantes que se soient en industrie telles que SAMSUNG, LG,OCI,HYUNDAI,DAEWOO ou à la pointe de la technologie telle que YUSUNG avec ses centaines de brevets déposés annuellement par son centre de recherchent de très loins ce que déposes annuellement nos centres de recherches et universités tous dans le même sac!!! ET nous avons la preuve de cet echec éternel qui est le notre, et d'ailleurs qui n'a pas besoin de preuve, c'est à l'image du pouvoir algérien qui ne cesse de frauder les élections il met à la tête des institutions des gens qui fraudent!! Résultat: les pays avancent (Corée du Sud, Vietname, Inde, Brésil et des pays reculent comme malheureusement: l'Algérie

Cela ne remet aucunement en cause les compétences des Algériens, ils sont partout, ils sont sérieux bosseur et travailleur, un Algérien au Japon qui travaille sur un projet unique sur l’apesanteur, notre chercheur de Boumerdes qui à participé à l'envoi d'un satellite sur Mars, ..., cela ajoute une couche supplémentaire et le discrédit devient de plus en plus à l'endroit de ceux qui dirigent le pays, non élus n'ayant aucune légitimité vis a vis du peuple, dans leurs cercles familiales et de la m3arifa, désignent les bouffons aux places de responsables de la recherche, cela incapable de sortir une idée de leurs poches, d'ailleurs quand vous allez dans les écoles doctorales Françaises, on voit des Algériens âgé de plus de 50 ans venu d'Algérie avec une bourse d'étude de l'ordre de 1400 € net par mois, on se dit merde alors, les pays qui se respecte envoient leurs jeunes de moins de trente ans pour préparer leurs thèses, mais vous, vous dites, mais ces mecs et nanas de cinquante ans passé, ils ne sont pas censés avoir une grande expérience et encadrés les jeunes générations, et ben non, ils obtiennent des bourses entre eux, ils viennent passés une voir deux ans sur le dos du peuple, une thèse copier coller, ils cherchent la combine pour décrocher la carte de 10 ou la nationalité, en plus cerise sur le gâteaux ils vous disent belad el koufar, c'est marrant, ce sont ces gens là proche du régime qui souillent l'Algérie, ils versent dans la magouille, les coups bas, le mensonge, le racket, men houm wa elyahoum.

Comme tous les algériens pieux(nom et adjectif),il dira "llah ghaleb" et notre patron cherheur sera absous par le magistrat premier dans le cadre de la reconciliation avec la bêtise nationale .

Mon cher vitamine je lis dans ton post une limpide honnêteté tout champ confondus. Je ne contredis pas le fait qu'il y ait des Algériens dans la trempe de l'excellence, tout au contraire. Il y a juste à reconnaître (et c'est le pays en entier) qu'on patauge dans la gadoue et ce depuis des décennies. La faute à qui? mais au genre que tu viens de citer (qui est un exemple), que l'on peut extrapoler à tous les secteurs du pays. Les conséquences sont dramatiques et personne ne pourra dire le contraire, la première d'entre elles est le titre de cet article, LE PLAGIAT. Le formatage de la population a fait que les Algériens ont été "menés", "habitués", "autorisés" à plagier... c'est devenu une coutume presque partout... j'en ai parlé de des tonnes que j'ai rencontré (sans exagération) et j'en vois partout, de ceux qui font leur mémoires de fin d'études, aux thèses de doctorats et autres magister... bref, c'est la science et les scientifiques qui en prennent un bon coup chez nous...

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