L’hôpital de Batna a acquis trois appareils de radiothérapie de dernière génération pour plus de 8 millions d’euros, a?t?on appris de sources hospitalières. L’attribution de ce marché à un fournisseur étranger sera annoncée dans les prochains jours. La mise en marche de ces machines devrait intervenir dans un délai maximum de deux ans. « Il faut compter un an et demi à deux ans pour que ces trois appareils sont fonctionnels », expliquent nos sources. « Ces appareils sont dotées de la dernière technologie en matière de traitement du cancer. Ils sont plus précis que les machines anciennes et permettent une meilleure destruction des cellules cancéreuses sans dégâts sur les tissus sains », ajoutent?elles. Trois autres appareils de radiothérapie devront entrer en marche avant la fin du premier semestre mi?2012 à l’hôpital de Constantine, selon les mêmes sources. « Le processus d’acquisition de ces appareils lancé début 2011 est retardé par des problèmes bureaucratiques », affirment nos sources.
Par ailleurs, le Centre Pierre et Marie Curie (CPMC) du CHU Mustapha Bacha d’Alger a commandé une troisième machine de radiothérapie de dernière génération qui devrait être fonctionnelle au milieu de l’année 2012. « Avec cette acquisition, le CPMC aura trois machines ultramodernes », expliquent nos sources.
Si le processus d’acquisition d’appareils de radiothérapie se poursuit à Batna et Constantine, ce n’est pas le cas pour le centre anti cancer de Sétif qui attende depuis deux ans ses machines. « Un appel d’offres a été lancé il y a deux ans pour l’achat de trois appareils pour le CAC de Sétif, mais il a été annulé dans des conditions obscures. Depuis l’opération n’a pas été relancée », déplorent nos sources. « À Sétif, le bâtiment devant abritant le centre de radiothérapie est achevé, le personnel recruté et payé, mais les machines ne sont pas là », ajoutent les mêmes sources. En fait, le CAC de Sétif est victime de la bureaucratie algérienne et des lenteurs dans la prise de décision. « D’un hôpital à un autre, les procédures d’acquisition des machines de radiothérapie différent. « Chaque structure lance ses appels d’offres, achète seule, alors que tous les hôpitaux publics doivent créer une centrale d’achat pour faire des acquisitions groupées afin de réduire la facture d’importation et mieux négocier les contrats avec les fournisseurs », expliquent nos sources. Autre anomalie, le centre anti cancer de Annaba, en construction depuis 15 ans, privant ainsi les cancéreux de l’extrême est du pays d’appareils de radiothérapie.
Le privé investit dans les centres anti cancéreux
L’acquisition des nouvelles machines permettra à l’Algérie de disposer de 20 appareils de radiothérapie en 2014, soit un tiers de ses besoins évalués à 60 unités. « Actuellement, 8 machines fonctionnement, dont 4 sont récentes. Les quatre autres sont obsolètes. La qualité du traitement est mauvaise. Les patients ne sont pas au courant », affirment nos sources. En dépit de ses moyens financiers colossaux, l’État n’arrive pas à répondre favorablement à la demande en matière de radiothérapie. Sur 28 000 cancéreux, seulement 8 000 sont traités par radiothérapie, selon le professeur Kamel Bouzid, chef de service d’oncologie médical au CPMC. Du coup, le privé commence à investir dans les cliniques de traitement du cancer dotées d’appareils de radiothérapie de dernière génération. Jusque?là, le traitement du cancer s’est fait dans les hôpitaux publics où à l’étranger.
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