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L’Algérie célèbre, aujourd’hui jeudi 5 juillet, le cinquantième anniversaire de son indépendance. Une souveraineté chèrement acquise après une guerre de libération dure et très coûteuse en vies humaines, avec plus d'un million et demi de martyrs. La révolution algérienne restera dans l’Histoire comme l’une des plus grandes guerres de libération. Les Algériens peuvent être éternellement fiers de l’exploit de ceux qui ont libéré leur pays.

Mais cinquante ans après l’indépendance, le bilan est plus que mitigé. L’autosatisfecit du pouvoir, qui multiplie depuis quelques jours les déclarations d’autoglorification dans les médias nationaux et internationaux, ne pourra pas masquer la réalité des choses. Les Algériens vont célébrer aujourd’hui le cinquantième anniversaire de l’indépendance de leur pays dans l’angoisse, avec de nombreuses interrogations sur l’avenir. De nouveaux défis – économiques notamment – et de nouvelles menaces – aux frontières – ont fait leur apparition ces derniers mois alors que les anciens problèmes n’ont toujours pas été résolus : chômage, logement, éducation, santé…
 
L’Algérie a cinquante ans et ne sait toujours pas où elle va. Alors que de nombreux pays ont engagé, avec plus ou moins de réussite, des processus électoraux démocratiques ces derniers mois, l’Algérie s’est contentée d’une ouverture de façade qui a débouché sur un blocage des institutions. En effet, malgré l’élection d’une nouvelle Assemblée populaire nationale (APN), le pays est paralysé et sans nouveau gouvernement. C’est une curieuse façon d’accueillir le cinquantenaire du pays dans un contexte mondial et régional complexe.
 
L’Algérie n’a pas non plus fixé de cap en matière économique. Pour seule politique économique, le gouvernement se contente de surveiller la courbe des prix du pétrole et l’évolution des réserves de change placées à l’étranger. À chaque alerte, il agit sur les importations et les investissements étrangers, les deux variables d’ajustement de la politique économique du pouvoir. Cinquante ans après l’indépendance, l’Algérie est plus que jamais dépendante des hydrocarbures. La perspective du développement des gaz de schiste et de l’énergie solaire a aggravé la situation : l’épuisement du pétrole prévu par les experts n’est plus une perspective angoissante pour le pouvoir. La rente sera assurée par les nouvelles énergies.
 
Cinquante ans est l’âge qui précède la retraite. Les Algériens vivent de plus en plus longtemps. Or, la vieillesse pose trois défis majeurs : le financement des retraites, une santé de qualité et la prise en charge des problèmes liés à la dépendance. Même les sociétés les plus avancées peinent à à trouver des réponses à ces défis. En Algérie, nous n’en sommes même pas au stade de la réflexion sur ces questions. Dans quelques années, les conséquences pourraient être horribles pour les personnes âgées et désastreuses pour la cohésion de la société. L’Algérie est un pays qui se soucie très peu de l’avenir de sa jeunesse et ne se préoccupe guère du sort des aînés.
 
Cinquante ans après l’indépendance, l’Algérie donne l’étrange impression d’un pays qui ne s’est pas encore mis au travail pour mieux préparer son avenir. Un pays qui perd son temps en attendant l’homme providentiel. Un miracle, en fait. 

 

 
05/07/2012 à 05:02 | 132 commentairesRéagir

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Vos réactions


Les raisons sont peut être ou surement multiples, peu importe...les faits sont là et les constats flagrants. On en est là ou on en est et c'est ça qu'il faut regarder de très près. Tous s'accordent à dire qu'on est pas tiré d'affaires avant un siècle et demi au moins, passage obligé. Par ailleurs, il suffit de voir comment se sont édifiés les démocraties et le temps que ça a nécessité à cet aboutissement pour postuler un minimum pour ce qui concerne notre pays. Le siècle et demi est le moindre mal, la mue sera terrible par contre si les puits venaient à se tarir avant sans solution de rechange pour les traîtres au pouvoir.

Être éloigné des " cercles " du pouvoir ne fausse pas le jugement. Ce n'est pas plaider sa cause voulais-je dire que d'affirmer, objectivement, que 50 années ne suffisent pas à bâtir un état viable. Exsangues. Nous sommes sortis exsangues de 132 ans de déni d'existence. Nous avons échappé à un anéantissement " physique " certain. Qu'on nous cite un seul pays d'Afrique qui a connu le joug colonial qui confirmerait l'exception parmi tous ces peuples asservis par la " civilisation des Lumières " et qui émargent au sous-développement depuis leur très relatives " indépendances ". Je fais mienne la conviction profonde - quasi axiomatique - que toutes les tares de gouvernance dont on fait les frais depuis cinquante ans sont la " conséquence nécessaire " du colonialisme et du post-colonialisme. Des peuples entiers ont été mis en marge de l'Histoire au profit d'une " civilisation " dominante qui a fondé son développement sur l'assujettissement des peuples " inférieurs "...L'Algérie ne fait pas exception à cette règle d'airain, historiquement justifiée, qui énonce que le colonialisme fut un " retardateur de développement " décisif sur le long et pénible chemin de la liberté et de l'épanouissement. Le " siècle de souffrance que d'aucuns prédisent avant la délivrance est en soi une étape " essentielle " à notre maturité.

Oui, zaatar, on sous estime la capacité de nuisance et la détermination de ces mutant à ne pas lâcher le morceau Algérie, quitte à exterminer la moitié du peuple. Nos yeux sont-ils à ce point voilés? L'exemple syrien n'est-il pas une preuve vivante de ce quoi ce genre de régime est capable? Les armes dis-tu? Elles sont nombreuses: aqmi, gia, ais ... et maintenant mujao, ansar eddine... kidnaping, tuerie de civils ... la liste est longue, c'est tout un arsenal!!!

On arrive à reconnaître très facilement ceux qui n'ont jamais côtoyé le pouvoir, le régime ou le système appelez le comme vous voudrez. S'ouvrir à la pluralité de la décision et accepter l'alternance politique c'est mal connaitre nos traîtres au pouvoir depuis 56. il y en a qui sont toujours dans l'ignorance d'un régime aux multiples facettes, capable de régénérations sans fin s'adaptant à toutes les situations comme un édifice standard. Des armes, il en a de tout genre et il en use toujours à bon escient, pour preuve il s'est encore fortifié durant ces 50 ans. On en a encore pour un bon siècle et demi, sauf s'il perd son nectar par le tarissement des puits de pétrole et de gaz.

Le moins qu'on puisse donner à ce pays de 50 ans c'est le temps de grandir...Malgré son jeune âge, il a survécu à trois calamités : la guerre contre la horde coloniale, la guerre pour le pouvoir (qui se poursuit, sourde) et la bataille contre le terrorisme intégriste. Sans oublier l'indépendance économique qui est toujours un voeu pieux...Personnellement je me garde autant que possible de " rendre " des " sentences définitives " du style " tous pourris " même si les " charges " qui pèsent sur nos " timoniers " sont aussi avérées que lourdes. Oui, il est temps, que le pouvoir algérien s'ouvre à la pluralité de la décision, accueille la contradiction, accepte le principe de l'alternance politique. Le régime ne peut plus se maintenir dans un savant dosage de populisme, de religieux et de " soupçons " de démocratie en s'appuyant de tout son poids sur le seul pilier de la nation, l'armée. Une armée qui dès 1956 proclamait par le congrès de la Soummam sa vocation à préserver la souveraineté recouvrée mais exempte de toute implication politique.

Ah! Tipaza que de bons vieux souvenirs, je voulais y habiter! Peut-être même j'ai déjà visité Tagourait, vu que ce n'est pas loin du Tombeau de la Chrétienne. Jolie contrée, je t'envie Zaatar franchement. La bolitique, le bouvoir, les jérémiades et leurs effets nocifs s'effacent devant la grande bleue.

Salut Flee Toxx, nous on est dans la merde jusqu'au cou et on s'amuse à faire des vagues......y'en a même qui rêve d'un tsunami, et certains font même de la plongée pour te dire.

moua, je rejoins alghum dans sa argumentation. en effet notre système éducatif est relativement performant puisque les élèves, depuis quelques années, arrivent à décrocher le bac avec des mentions inimaginables (excellent) alors que dans les années 1970 les mentions étaient tellement rares. conclusion: le niveau des élèves algériens s'est élevé grâce à la politique judicieuse de notre bienaimé fakhamatouhou national et grâce surtout à benbouzid, le plus grand ministre de l'éducation que l'algérie ait connu. d'ailleurs c'est grâce à notre niveau scolaire que l'otorote est construite par les chinois et les japonais, que la grande mosquée de boutef est construite par les chinois à partir d'une étude allemande, que les feux d'artifice sont effectués par les chinois , que la chorégrophie à la gloire du 5 juillet ... euh..... pardon à la gloire de boutef, est signé par un libanais, etc.... moralité de l'histoire: nous sommes dans la m.... jusqu'au cou. et quand on est dans la m.... jusqu'au cou, on ne devrait pas gazouiller.

Tu viendrais en Algérie fais un tour à Ain Tagourait (ex Berard) du côté de Tipasa....tu me trouveras au coeur des rochers ayant mis à la mer des palangres et écoutant de la musique en surveillant mes deux moulinets tout en sirotant quelques délicieuses canettes.

Salut Zaatar, tu pèches de quel côté au fait? On m'a dit que beaucoup d'Algérois ont jeté leur dévolu sur Azzafoun, est-ce bien vrai, notamment les arabophones? Pour moi la baraka c'est la paix dans le cœur, j'ai toujours dit que rien ne remplace un p'tit dej sous la lumière d'Algérie avec ma mère. Ma femme que Dieu me la garde, acquiesce et comprend qu'un cœur peut aimer différemment. Ma mère cette analphabète, je l'appelle chef de projet, car elle sait diriger un chantier comme personne. Je lui ai fait visiter 4 pays et son verdict est sans appel, rien ne vaut l'Algérie!!!

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