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Jean-François Copé, secrétaire général de l’UMP, est attendu ce dimanche soir à Alger pour une visite de travail de deux jours. Lundi, il rencontrera les hautes autorités de l’Etat algérien. A cette occasion, il a accordé un entretien exclusif à TSA.
 
Vous effectuez très peu de voyages à l’étranger. Votre visite en Algérie est-elle celle du président de l’UMP ou celle du candidat à la présidentielle française de 2017?
 
Détrompez-vous ! Je me rendais déjà souvent à l’étranger quand j’étais ministre puis président du groupe UMP à l’Assemblée et c’est une habitude que j’ai conservée et même accentuée depuis que je suis secrétaire général de l’UMP. Je me suis récemment rendu en Espagne, en Chine… parce que je considère que l’ouverture au monde est essentielle au 21e siècle pour comprendre les grandes évolutions du monde et pour proposer des solutions. Alors, aujourd’hui, je viens en Algérie en tant que Secrétaire général de l’UMP, qui se mobilise au quotidien pour la réélection de Nicolas Sarkozy.
 
Vous venez à Alger pour donner une conférence sur la France et les valeurs de la république face à la mondialisation. Vous allez également rencontrer plusieurs responsables politiques algériens. Qu'attendez-vous de cette visite? Quel message venez-vous faire passer en Algérie?
 
Je remercie M. Rachid Harraoubia, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche Scientifique, de son invitation que j’ai acceptée sans aucune hésitation. Je viens rencontrer des décideurs, des membres de la société civile pour comprendre l’Algérie d’aujourd’hui et nouer ainsi des relations fortes et durables. Je me réjouis de rencontrer les plus hautes autorités de l’Etat et la conférence à l’Ecole Nationale Supérieure des Sciences Politiques sera pour moi l’occasion d’un échange libre avec des étudiants, des enseignants, des chercheurs… Je souhaite aussi, à travers ce déplacement, témoigner de mon attachement à l'approfondissement de nos relations bilatérales et contribuer ainsi à la construction du partenariat d'exception qui doit demeurer notre objectif majeur. Nos relations historiques, la densité et la richesse de nos liens humains sont à mes yeux une chance unique que nous n'avons pas su suffisamment exploiter. Nous devons favoriser un rapprochement entre nos sociétés civiles, sortir des sentiers battus, aller de l’avant, être audacieux !
 
Votre visite intervient dans un contexte de protestation politique et sociale en Algérie et dans le monde arabe. Quel regard portez-vous sur le printemps arabe, particulièrement dans les pays du Maghreb ?
 
J’ai naturellement beaucoup de sympathie pour ce mouvement en faveur de l’ouverture politique, de la liberté et de la dignité retrouvée. Les valeurs dont s’inspirent ces peuples sont aussi les nôtres, elles sont universelles. Néanmoins chaque pays a ses spécificités et doit trouver les moyens les plus adaptés de parvenir à la démocratie.
 
Au début des révolutions arabes, une crainte était perceptible en Europe, notamment en France. Comment l’Europe peut-elle accompagner ces changements démocratiques ?
 
Les révolutions arabes ou plutôt la rapidité avec laquelle elles ont abattu des régimes qui paraissaient bien établis ont surpris tout le monde. Il existait un sentiment diffus que le statu quo n’était plus tenable.  Mais personne ne connaissait le scenario. C’est probablement le sentiment qu’une ouverture graduelle n’était plus possible qui a poussé les peuples à agir avec tant de détermination.
 
L’Europe soutient ces processus démocratiques et se tient prête à répondre aux demandes qui lui seront formulées. Nous pourrions apporter une aide pour le bon déroulement des scrutins électoraux à venir. Dans le domaine de l’organisation de l’Etat, il existe une volonté en Tunisie et en Egypte d’évoluer vers plus de déconcentration ou de décentralisation. Nous avons une certaine expérience dans ce domaine. Enfin, nous avons la possibilité de proposer des formations aux nouveaux acteurs, notamment en matière de structuration des partis politiques. J’ai déjà commencé à le faire en ma qualité de Secrétaire général de l’UMP.
 
Le soutien économique est également une impérieuse nécessité dans ce contexte particulier si nous ne voulons pas que les extrémistes confisquent la démocratie. C’est tout le sens du « partenariat de Deauville » lancé par le Président de la République  à l’occasion du G8 qui s’est tenu les 26 et 27 mai derniers.
 
Comment percevez-vous l’évolution de la diplomatie française à l’égard des partis islamistes dans le contexte actuel ?
 
Le printemps arabe a été l’occasion d’une prise de conscience pour la diplomatie française : les relations bilatérales ne peuvent se limiter à leur dimension purement étatique. Une place plus importante doit être accordée à la société civile, aux ONG, aux réseaux sociaux… Faut-il inclure les extrémistes parmi les forces auxquelles il faut parler ? Je m’interroge, veillons à ne pas basculer d’un extrême à l’autre. Je voudrais rappeler que les extrémistes ne sont en rien à l’origine du « printemps arabe » qu’ils tentent aujourd’hui de récupérer.  En outre, le dialogue suppose au préalable un accord sur le respect effectif des règles et de la culture démocratique, notamment la place et le rôle de la femme dans la société.
 
L’UPM est-elle toujours d’actualité dans le contexte actuel né des révolutions arabes ?
 
Le printemps arabe vient confirmer que l’UPM est un projet visionnaire car il rapproche encore davantage la rive nord et la rive sud déjà unies par une histoire et une culture communes. Néanmoins, les pays de la rive sud, confrontés à la délicate transition politique, concentrent logiquement leurs efforts sur la situation interne. Une fois cette phase achevée et notamment la tenue d’élections libres et sincères, il sera opportun et nécessaire de relancer l’UPM.
 
Depuis quelques mois, les relations algéro-françaises connaissent un nouveau départ. Mais les échanges se concentrent uniquement sur l’aspect économique. La France ne commet-elle pas l’erreur de réduire sa relation avec l’Algérie à la négociation de contrats commerciaux ?
 
Je pense qu’il ne faut pas opposer les aspects économique et humain.  J’en veux pour preuve le grand succès de la mission conduite par M. Raffarin côté français et M. Benmeradi côté algérien. L’objectif est d'accompagner de grands projets d'investissements français en Algérie. Chacun de ces projets est créateur d'emplois, de formation professionnelle, de transfert de technologie et pourrait constituer la base sur laquelle se crée une véritable filière industrielle. Les projets se débloquent, avec à la clé des emplois et de la formation pour les Algériens ; le Forum des PME a permis de nouer 4.300 contacts d'où naîtront de futurs investissements. On peut aussi relever que, dans l'ensemble, les 430 entreprises françaises présentes en Algérie réinvestissent 80% de leurs bénéfices dans le développement du pays. A mon sens, c'est la meilleure réponse que la France puisse apporter pour être aux côtés de l'Algérie, face aux attentes qui s'expriment. Dans le même temps cette mission a permis de créer un climat de confiance qui explique en grande partie l’embellie réelle de notre relation bilatérale.
 
En Algérie, la politique française en matière de circulation des personnes et d’immigration est souvent critiquée…
     
La France délivre près de 140 000 visas par an, pour environ 200.000 demandes. Le taux de refus diminue, nous délivrons de plus en plus de visas de circulation et nous avons fait un effort important pour améliorer les conditions d'accueil, notamment par le recours au prestataire Visa France. L'Algérie bénéficie en outre d'un régime favorable pour les visas de longue durée et pour le séjour, conformément aux accords de 1968 que nous sommes prêts à améliorer encore, pourvu que nos préoccupations soient prises en compte, conformément au principe de réciprocité. D’un point de vue personnel, je pense que la renégociation de l’accord de 1968 doit être l’occasion d’améliorer la mobilité des chefs d’entreprise, des chercheurs, des artistes.
 
Votre parti, l’UMP, a organisé des débats en France sur la laïcité et l’identité nationale, perçus - malgré vos démentis- comme une manière de stigmatiser les Français d’origine maghrébine….
 
Dire que nos débats ont stigmatisé les Français d’origine maghrébine, c’est reprendre mot pour mot la campagne de désinformation du PS… La réalité est tout autre : débattre sur l’identité, c’est se demander ensemble sur ce que signifie être Français aujourd’hui. Cette réflexion vaut pour tous les Français d’origine maghrébine ou non, sans discrimination. Nous avons réfléchi sur le concept de la laïcité qui n’est pas une « arme » contre les Français musulmans, mais un principe fondateur de notre République qui s’applique à tous les Français, croyants ou non croyants, sans aucune stigmatisation.  Notre but est d’établir des règles claires afin d’organiser un Islam de France qui permette à nos compatriotes musulmans d’exercer leur culte en toute liberté, au même titre que les catholiques, les juifs ou les protestants. C’est une question d’égalité républicaine et de justice parce que la majorité silencieuse des Français musulmans n’en peut plus d’être la cible d’amalgames à cause des pratiques inacceptables d’une poignée d’extrémistes  et de l’exploitation outrancière qu’en fait le FN qui en profite pour véhiculer un message outrancier de rejet total de l’Islam.
 
La vérité, c’est que si l’UMP ne s’empare pas de ces thèmes avec mesure, elle les abandonne au FN, qui, de son côté n’hésitera pas un instant à utiliser tous les amalgames et toutes les outrances pour diviser les Français en désignant nos compatriotes musulmans comme des boucs-émissaires. Ce n’est pas ce que nous voulons. A l’UMP, nous avons toujours considéré que les Français d’origine maghrébine ou les Français de confession musulmane ne sont pas des Français à part, mais des Français à part entière.
 
Quelle place comptez-vous donner aux Français issus de l’immigration dans votre parti ?
 
L’UMP leur est ouverte comme à tous les Français, sans exception. En revanche, il est clair que quand un Français issu de l’immigration s’impose naturellement comme un leader, nous allons tout faire pour l’aider ! A l’UMP, il n’y a pas de barrière pour ces Français : la trajectoire de Rachida Dati, d’origine algérienne par sa mère, en est l’illustration. Nicolas Sarkozy en fait sa ministre de la Justice. Nora Berra, secrétaire d'Etat à la santé, en est un autre exemple.
 
L’Algérie vient de fêter le 49e  anniversaire de son indépendance. Le FLN vient de demander une nouvelle fois des excuses de la part de la France. Cette demande a-t-elle une chance d’aboutir un jour ?
 
L'histoire est clairement un sujet difficile entre nous. Mais c'est aussi l'histoire qui explique l'exceptionnelle proximité entre nos deux pays aujourd'hui, la dimension humaine de notre relation, la fascination que votre pays exerce sur les Français. C'est donc aussi un atout. Nous sommes prêts à regarder notre histoire en face : le Président de la République a dit, en Algérie (ndlr : à Constantine en 2007), que « le colonialisme était un système injuste qui ne pouvait qu'être vécu comme une entreprise d'asservissement ». Deux Ambassadeurs ont qualifié les massacres du 8 mai 1945 de « crimes inexcusables ». Nous avons mis en place un dispositif d'indemnisation des victimes des essais nucléaires et de leurs ayant-droits, qui est non discriminatoire et auquel les Algériens peuvent prétendre.
 
Je formule le vœu que le cinquantenaire soit un  moment de commémoration mais aussi et surtout de réconciliation entre les acteurs du conflit. J’ai une pensée pour ceux qui ont laissé leur vie dans ces combats et pour ceux qui ont quitté de manière tragique ce pays mais qui ont toujours l’Algérie au cœur. Nous sommes prêts à aller plus loin : l'accès aux archives, en particulier, peut être encore facilité. En revanche, nous n'entrerons pas dans une démarche de repentance, car c'est sortir du champ de l'histoire pour entrer dans celui de la polémique, et ce n'est pas une façon de faire avancer la relation entre nos deux pays. Il grand temps d’aller de l’avant plutôt que de regarder dans le rétroviseur.
 
10/07/2011 à 13:39 | 19 commentairesRéagir

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Vos réactions


Où sont les pseudo nationalistes qui tirent sans sommation sur Saïd Saadi, l'accusant de hizb frança et de tous les maux de l'Algérie ? Tout le monde sait que nos dirigeants soutiennent et ont toujours soutenu la droite française. C'est un deal conclu avant 1962 par DE GAULLE et ce clan de Oujda qui se perpétue.

Manque plus que BH-LEVY et notre french doctor bernard Kouchner. Beurkkk!!!

Bonjour. Voici comment les peuples de l"Amérique latine reprennent leur destin en main en essayant de se libérer du joug impérialiste américain et le joug du capitalisme néolibéral et aveugle :http://www.gauchebdo.ch/v3/afficher.php?id=950......................... http://www.horizons-et-debats.ch/index.php?id=1285 ........................ http://www.legrandsoir.info/Deux-peuples-et-deux-presidents-mettent-au-pas-de-la-democratie-les-oligarches.html .................

Il n'est plus à démontrer la réalité de nos relations avec ce pays bouseux. tant pis pour nous et dans tous les cas de figures. L'humiliation n'étant plus à sa fin, la venue (l'invitation honteuse) de copé copain est la triste continuité de ce qui nous attend demain.

Franchement, si on peut mesurer le taux d'honnetete, je trouve marine le pen plus honnete que ce trype. Un incompetent typique qui de plus, n'aime pas les algeriens, il faut etre precis, pas les magrebins, les algeriens. Et ce n'est surement pas a cause de ses discussions sur le voile, la laicite ou autres que je dis ca. Les francais ont le droit de parler de tout y compris d'un eventuel integrisme islamiste. Mais ce type n'aime pas les algeriens. Il dit circulation des "chercheurs, artistes et entrepreneurs", comme ca ils peuvent garder les meilleurs puisque l'ecole francaise ne produit plus assez de scientifiques, ou plutot, au lieu d'encourager les francais des banlieus, elle fait le contraire. Et puis il faut voir comment ces chercheurs souffrent en France malgre le travail qu'ils font. Oui, pauvre France ou depuis plus de 30 ans on ne parle que d'immigration, pauvre france qui se voit ses pileirs affaiblits jour apres jour comme l'education, les reseaux sociaux etc. Bref, quand a nos "savants", ce sont en partie francais, alors c'est normal de s'inviter entre compatriotes. Il y en a qui disent, oui les regles d'hospitalite etc, je dis non, il y a des limites et puis l'algerie depense plusieurs milliards a acheter de la France, combien de bouleaux sont maintenus a cause de cet argent. Il ne fallait pas l'inviter, et si j'etais present a cette conference, je lui dirai gentillement qu'il n'est pas le bien venu.

La polémique est pour la prose ce que les thermes sont à l'arthrose...

il y a un proverbe français qui dit " chaque peuple a le gouvernement qui il mérite " alors arretons de polimiquer pour rien

Faut-il accorder tant d'intérêt à la visite d'un homme politique rompu aux " contorsions " sémantiques dont la " communauté d'opinions et de cause " - de Chirac à Sarkozy - s'est toujours distinguée par des campagnes de diabolisation d'une certaine frange d'immigrés avec un retentissement médiatique qui ne laisse personne indifférent dans les " bonnes vieilles chaumières " de France...Ce n'est pas tant sa venue qui surprend au fond mais bien Monsieur HARROUABIA qui pèche par ignorance ou plus grave encore, par complaisance...On a aucun motif à manquer aux règles d'hospitalité, mais force est de constater que les discours préélectoraux de sa famille politique - savant amalgame de populisme et de " spécification ethnique " - ne portent pas à l'accolade...Un non évènement. Une banale opération de com...

Copé officielment invité à Alger. On aura tout vu dans ce pays. Quand j'entend parler de "révolutions arabes" ça me fait sourir. En Egypte, les fréres musulmans s'apprtent à prendre le pouvoir et connaître le même scénarion algérien des années 1990. En Tunisie Al Nahda, va surement gagner les prochaine élections. Au Yemen, Al Qaïda se frote les mains. En Libye, une République Islamique est decrétée à l'Est. En Syrie, les islamistes ont pris les armes pour en venir à bout du régime alaouite. Copé, comme tous les européens veulent pourrir à jamais nos pays pour que les pays arabe vivent damnés à jamais.

C est comprehensible pourquoi ce juif roumain a une haine hysterique a tout ce qui est islam en general et tout ce qui est algerien en particulier. Pauvre france ecrase par le lobby des migrants juifs venus de hongrie,roumanie,pologne,..etc et qui font maintenant la chasse au maghrebin. Pour ceux qui ne savent pas qui est cet individu: Jean-François Copé est né dans les Hauts-de-Seine, plus précisément à Boulogne-Billancourt, le 5 mai 1964. Jean-François Copé est l’aîné de Roland Copé (chirurgien gastro-entérologue proctologue) et de Monique Ghanassia. La famille a trois enfants. Le père est originaire de Roumanie et la mère d’Algérie. La famille Copé immigre en France en 1926 suite à l’antisémitisme qui se développe en Roumanie. Le grand-père, Marcu Hirs Copelovici devient alors Marcel Copé et se marie avec Gisèle Lazerovici. Les grands-parents Ghanassia arrive en France, quant à elle, en 1950, peu après le déclenchement de la Guerre d’Algérie.

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