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Dans un message adressé ce vendredi 13 juillet à son homologue français à l’occasion de la fête du 14 juillet, le président Abdelaziz Bouteflika a estimé qu’il était temps de faire un examen « lucide et courageux » du passé entre l’Algérie et la France, qui contribuera à renforcer les liens d’estime et d’amitié entre les deux pays.

« Les relations entre l’Algérie et la France ont précédé la période coloniale qui a marqué plus particulièrement notre Histoire commune et laissé des traces durables chez nos deux peuples. Les blessures qui en ont résulté pour les Algériens sont profondes, mais nous voulons, comme vous, nous tourner vers le futur et essayer d’en faire un avenir de paix et de prospérité pour les jeunes de nos pays. Il est temps pour cela d’exorciser le passé en en faisant ensemble, dans des cadres appropriés, un examen lucide et courageux qui contribuera à renforcer nos liens d’estime et d’amitié », a écrit le président Bouteflika dans son message cité par l’agence APS.
 
Abdelaziz Bouteflika a exprimé son « entière disponibilité » à œuvrer avec François Hollande au « raffermissement des relations, de la coopération et du dialogue, en vue d’établir un partenariat qui s’appuie sur les potentialités que recèlent nos deux pays et qui puisse répondre aux aspirations de nos deux peuples ».
 
Ce message intervient près de dix jours après la lettre envoyée par le président français le 5 juillet à son homologue algérien. Une correspondance banale (lire) dans laquelle il a appelé à approfondir les relations bilatérales. « […] nous devons approfondir notre politique sur les questions régionales et internationales d’intérêt commun et pour affronter les défis en Méditerranée. Nous devons aussi être capables de développer des projets ambitieux qui bénéficient à nos deux peuples », a?t?il expliqué. « Nous aurons bientôt l’occasion de traiter ces sujets de vive voix », a?t?il souligné.
 
Ces échanges cachent mal la difficulté pour les deux pays de relancer concrètement leurs relations, qui traversent une période difficile depuis maintenant plusieurs années. L’élection de François Hollande à la présidentielle du 6 mai dernier avait suscité un début d’espoir. Une visite du président français à Alger « durant l’été » avait même été évoquée. Désormais, on parle d’un déplacement qui aurait lieu à la fin du mois de novembre dans le meilleur des cas. La méfiance reste de mise dans la relation entre Alger et Paris. Les sujets de divergences sont nombreux : Mali, Syrie, repentance, etc.
 
En attendant, Laurent Fabius, ministre français des Affaires étrangères, est attendu dimanche soir à Alger. Pour la première fois, le programme d’un ministre français a été entièrement fixé à l’avance : diner dimanche soir avec Mourad Medelci, rencontre lundi matin avec Ahmed Ouyahia et rencontre suivie d’un déjeuner avec Abdelaziz Bouteflika. Habituellement, les ministres français attendaient les dernières heures de leur visite pour savoir s’ils seraient reçus par le président algérien. C’est peut?être le premier signe d’une volonté algérienne d’aller vers des relations plus apaisées avec l’ancienne puissance coloniale.

 

 
13/07/2012 à 18:52 | 28 commentairesRéagir

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Vos réactions


à la fin je voulais dire, a part l'agitation habituelle au sein du microcosme Algérois.

Bonjour a toi sprinkler, tu es un observateur avisé de notre politque national, l'épisode du parlement, les anglais appellent cela whistling in the dark, ou encore selon Gramsci, le parlementarisme noire, finalement y a pas de nouveau, a part agité au sein du microcosme Algérois.

...Encore un mot sur le dossier RENAULT. On a pu lire récemment dans un quotidien algérien qu'une poignée de nos " députés " auraient proposé de diligenter une commission d'enquête pour faire la lumière sur de probables " soutiens " dont jouirait ce constructeur dans les hautes sphères du pouvoir algérien à l'évidence des " atermoiements fantaisistes " de Carlos Ghosn et de l'insistance de notre ministre à lui sauver la " mise " en Algérie. N'est-ce pas ce même Carlos Ghosn qui - au sommet de son culot - " prophétisait " depuis un pays voisin que RENAULT ne laisserait pas un autre concurrent s'installer en Algérie !!! Quid donc de cette commission d'enquête parlementaire sans lendemain qui nous a laissé espérer un temps que l'Assemblée nouvellement investie était capable d'ébranler le statu quo...

Bien le bonjour à tous...Mo_2006, vous aurez compris que j'ai apporté quelques arguments pour atténuer le trait du " portrait " peu flatteur que vous faite de notre pouvoir...Je ne nie pas qu'il n'ait pas " cultivé " depuis l'indépendance une certaine " préférence " pour les entreprises française dans l'attribution des contrats dont vous avez à juste titre énuméré quelques exemples de " partenariat privilégié ". Mais comparativement aux Chinois, la France a considérablement perdu de son " statut privilégié "...On ne peut pas dire que le métro d'Alger ait été une réussite en l'exemple, quand on songe que les premiers coups de pioche ont été donnés en 80 (je crois). Idem pour Alstom qui a dû s'implanter dans le cadre d'un accord plutôt avantageux pour l'industrie algérienne (chaîne de montage, maintenance, formation, etc...). C'est dans le domaine des services (communauté de langue oblige) qu'on peut s'accorder que la France s'est plutôt bien placée (ADP, banques,...). Sous le nez de VINCI, e est passé, entre autres, le projet de l'autoroute Est-Ouest. Sous celui de Bouygues celui du bâtiment. LAFARGE, sous la houlette d'un certain Ouyahia vient seulement de revenir dans les " grâces " de ce même pouvoir. Quant à RENAULT, je ne crois pas qu'il soit vraiment en situation de nous faire la " dictée " même si effectivement il a eu le dernier mot ( pour l'instant en tout cas) dans le choix du lieu d'implantation. Je crois au contraire que le constructeur français a été mis devant le fait accompli : " tu montes tes véhicules en Algérie ou la concurrence fera un festin de tes part de marché ". Pour conclure, je crois au contraire que le " mélodrame " algéro-français trouve ses " dissonances " dans la " partition " des gros contrat contrats structurant, dans laquelle la France n'est pas forcément la mieux pourvue...Ce n'est que mon point de vue.

"Le passé et le futur n'existent qu'en relation avec toi ; tous deux ne sont qu'un, c'est toi qui penses qu'ils sont deux." Djalal ed'dîn Rûmi. Ce qui veut dire en termes de sagesse que seule la méditation nous permet d'entrer en relation avec une plus large dimension de soi. Or, nos illégitimes nous apportent chaque jour les preuves de leur incapacité de se projeter dans une telle dimension. Ces adeptes de la trahison, tisserands inégalables de trames inextricables, n'ont ni passé ni futur, ils vivent cloîtrés dans leur univers de faillite étatisée. Alors, bonnes relations ou pas de relations du tout, ces relations de "haut niveau" n’intéressent qu'un groupe particulier restreint. Quels changements impliqueraient-elles à notre quotidien ?

Bonjour sprinkler, quand Sarkozy était ministre des finances, il a signé des mégas contrats, achat de train alstom, rénovation des voies de chemin de fer, réalisation et gestion du métro d'Alger par la RATP, la gestion des aéroports par ADP, réalisation d'infrastructures étatiques, les biens de services et équipements divers, rien que le profil bas du pouvoir Algérien vis a vis de Renault pour installer un entrepôt de pièces détachés, afin de monter des logan, quand les autres rachètent des firmes, et obtiens des installations dignes, montre que le pouvoir Algérien est toujours aux ordres, à l'époque de Boumédien, excédé par le comportement de son ministre des affaires étrangères, lui a lancer ceci : est tu mon ministre ou celui de Giscard, vous pouvez imaginez le comportement de ce ministre en tant président, la seule fois ou la France s'est couillonnée, est en 2005, lors de l'achat des équipements militaires Russes pour 20 milliards de $, d'ailleurs la presse Française en particulier le Figaro et le Monde ont consacrés des tribunes complètes a ce sujet.
Amicalement.

Notre pays a indiscutablement manqué son rendez-vous, oui. Mais là à faire de ce qui ce dit d'ici au là une réalité, non.

..." et depuis PEU allemand "

Le gros des contrats de l'ère Bouteflika sont allés aux Chinois( autoroutes, chemin de fer, construction,...). L'armement est principalement de fabrication russe et depuis allemand. Les Américains, crise oblige, s'ouvrent de larges perspectives de partenariat hors des sentiers battus (hydrocarbures). De ce point de vue-là donc, la France n'est pas aussi bien " servie " que ne le voudrait cette relation " privilégiée " qu'elle aspire à nouer avec l'Algérie...

@M'qideche, les relations normales, sous entends, les intérêts des peuples representés par les gouvernements respectifs, or, pour notre cas, y a juste les intérêts de la junte, donc pas de relation politique normale, tant que le peuple Algérien ne réagit pas, tout le monde est content.

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