Première réaction officielle algérienne sur la situation au Mali
Alger "préoccupé" par les développements, ne condamne pas l'intervention française au Mali
L’Algérie suit avec une « grande préoccupation » les derniers développements intervenus au Mali, a indiqué ce samedi le porte‑parole du ministère des Affaires étrangères, Amar Belani, dans une déclaration. « L’Algérie condamne avec la dernière énergie les incursions et les attaques menées par les groupes terroristes dans la région de Mopti qu’elle considère comme une nouvelle agression contre l'intégrité territoriale du Mali », a affirmé M. Belani dans une déclaration écrite transmise à TSA.
Le responsable algérien, dont la réaction était attendue, n’a pas condamné l’intervention de l’armée française, se contentant d’user du vocable « développement ».
M. Belani a seulement exprimé la solidarité de l’Algérie avec le pouvoir à Bamako et avec le peuple malien. « Face à ces nouveaux développements, elle exprime son soutien non équivoque aux autorités maliennes de transition avec lesquelles le gouvernement algérien entretient des relations de coopération multiforme, y compris dans le domaine militaire. Elle tient à assurer le peuple du Mali de sa fraternelle solidarité afin qu'il puisse recouvrer sa pleine souveraineté sur toute l'étendue de son territoire national », a‑t‑il affirmé.
Face aux interrogations des observateurs sur l’attitude d’Alger face à la nouvelle donne dans la région, le port‑ parole des AE a réitéré les positions principielles de l’Algérie. « L’Algérie a fermement appelé les différents groupes de la rébellion respectueux de l'intégrité territoriale du Mali et n'ayant aucun lien avec le terrorisme à s'engager dans la recherche d'une solution politique. L’Algérie inscrit son action dans la continuité, la cohérence et la globalité de la résolution 2085 du Conseil de sécurité et dans le respect de sa mise en œuvre pour la prise en charge des dimensions politiques, humanitaires et sécuritaires de la crise malienne », a‑t‑il dit.
Concernant l'intervention française, le porte‑parole du MAE a déclaré : « il faut surtout bien noter que c'est en toute souveraineté que le Mali a demandé l'aide de puissances amies pour renforcer ses capacités nationales de lutte contre le terrorisme ».
12/01/2013 à 16:40 |
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